La tension est palpable à Moûtiers, petite commune savoyarde, où des chauffeurs de taxis et de VTC se sont rassemblés ce mercredi devant la préfecture de Savoie. Cette mobilisation fait suite à l'incendie de trois véhicules survenu dans la nuit du lundi au mardi, un acte qui a ravivé les craintes d'une guerre de territoire entre les chauffeurs traditionnels et ceux utilisant des plateformes numériques.
Les professionnels de ce secteur dénoncent une concurrence jugée déloyale de la part des chauffeurs d’applications comme Uber, Bolt et Heetch, qui selon eux, perturbent l'équilibre du marché local. Ce rassemblement visait à appeler à une meilleure régulation de ces pratiques, qui deviennent de plus en plus fréquentes dans la région.
Les participants à la manifestation ont exprimé leur inquiétude face à des menaces et intimidations de plus en plus répétées. Sébastien Dumarais, président de la chambre syndicale des taxis de Savoie, a déclaré : "On reçoit des menaces de toutes sortes, comme 'On va brûler vos voitures' ou 'On va vous mitrailler à la kalachnikov'."
Le climat d'insécurité s'est intensifié ces derniers mois, alors que les chauffeurs de taxi traditionnels se sentent de plus en plus sous pression, notamment par les pratiques agressives de certains conducteurs qui s'affichent dans les zones stratégiques telles que les gares.
Les chauffeurs montent au créneau pour exiger une application stricte de la réglementation. Ils souhaitent que tous les opérateurs se conformant à la loi s'établissent de manière officielle en Savoie, avec des sièges sociaux dans le département et des cartes professionnelles à jour. Les manifestants ont également demandé que la région soit temporairement déclarée "zone blanche", rendant ainsi les applications de transport de clients inaccessibles jusqu'à la fin de la saison hivernale.
Guillaume Leger Grain, représentant des chauffeurs, a souligné le besoin urgent
